Jai Hindley, Primoz Roglic, Richard Carapaz et Simon Yates.

Alors que les noms de Jai Hindley, vainqueur du Giro, et de Richard Carapaz, son dauphin en Italie, se détachent au niveau des pronostics en dépit de la présence de Primoz Roglic, la Vuelta 2022, qui s’élance vendredi d’Utrecht (Pays-Bas) pourrait faire face à d’autres prétendants, Simon Yates en tête.

⭐️⭐️⭐️⭐️Jai Hindley (AUS, Bora-Hangrohe)

Plus de trois mois après avoir remporté le Giro devant Richard Carapaz, l’Australien est au départ de la Vuelta avec l’ambition de réaliser le doublé, ce qui n’a plus été fait depuis l’Espagnol Alberto Contador en 2008. Pour cela, le coureur de la formation Bora-Hansgrohe pourra compter sur le soutien de ses coéquipiers Wilco Kelderman et Sergio Higuita, eux-aussi susceptibles de prendre la relève pour une place au général en cas de défaillance de leur leader.

⭐️⭐️⭐️⭐️Richard Carapaz (EQU, Ineos Grenadiers)

L’Equatorien revient sur la Vuelta afin d’oublier l’édition de l’an passé où il avait été contraint à l’abandon en raison d’un gros état de fatigue. Deuxième du Giro cette saison, il a effectué un timide retour sur le récent Tour de Pologne (22e). Ce qui ne l’empêche pas de vouloir briller sur l’épreuve espagnole, après avoir terminé 2e en 2020 tout en ayant porté le maillot rouge durant cinq jours. Il pourra également s’appuyer sur une redoutable équipe avec Sivakov, Geoghengan Hart ou Rodriguez.

⭐️⭐️⭐️Primoz Roglic (SLV, Jumbo Visma)

Contraint à l’abandon sur le Tour en raison d’une blessure au dos et à l’épaule, le Slovène a mis longtemps avant d’officialiser sa présence sur la Vuelta. Finalement, le coureur de Jumbo Visma s’est senti apte à tenter de remporter pour la quatrième fois le Tour d’Espagne et rejoindre au palmarès l’Espagnol Roberto Heras. En mettant à ses côtés des coureurs comme Robert Gesink, Sam Oomen et l’inépuisable Sepp Kuss, l’équipe néerlandaise a sûrement bien pensé que le Slovène était capable d’aller conquérir sa quatrième couronne d’affilée cette année.

Primoz Roglic, ici célébrant sa victoire en 2021, visera un quatrième succès consécutif sur la Vuelta.

⭐️⭐️⭐️Simon Yates (GBR, BikeExchange-Jayco)

Il est capable du meilleur comme du pire, mais lorsque Simon Yates est en Espagne il faut le prendre au sérieux. Vainqueur de l’édition 2018, le Britannique s’est finalement focalisé sur cette Vuelta après avoir été contraint à l’abandon sur le Giro dont il en fait un objectif. Après une période de pause de deux mois, il a prouvé qu’il avait parfaitement préparé son affaire en s’imposant dès son retour sur la Prueba Villafranca, puis le Tour de Castille et Leon, avant de terminer sixième de la Clasica San Sebastian.

⭐️⭐️Remco Evenepoel (BEL, Quick Step-Alpha Vinyl)

Dès le début de saison, le Belge a clairement dit qu’il nourrissait de grandes ambitions sur la Vuelta, qu’il va découvrir pour la première fois cette année. Son programme a même essentiellement été axé sur cet objectif. En remportant récemment la Clasica San Sebastian puis en allant repérer des étapes de la Vuelta, il a fait comprendre qu’au-delà des victoires d’étapes il pouvait viser un peu plus haut. Si Julian Alaphilippe sera là pour l’épauler au maximum, il reste à découvrir ses capacités en haute montagne et à terminer une course de trois semaines après son échec sur le Giro l’an passé.

⭐️⭐️Mikel Landa (ESP, Bahrain-Victorious)

Une partie de l’Espagne en rêve, une autre s’en amuse. À force de présenter Mikel Landa comme le coureur espagnol capable de remporter un jour un grand Tour, personne n’a toujours rien vu venir de l’autre côté des Pyrénées. Aujourd’hui, à 32 ans, le Basque n’est plus très loin de la sortie, mais il affiche pourtant des références qui laissent penser qu’un miracle pourrait se produire avant de tirer sa révérence. Pourquoi pas cette année et sur ses terres ? En terminant troisième du dernier Giro, c’est lui qui a pris immédiatement la décision de vouloir tenter un dernier pari sur la Vuelta où il a enregistré les pires résultats de sa carrière.

⭐️Miguel Angel Lopez (COL, Astana)

Le Colombien a du potentiel mais il a également le don de compliquer les choses. Après avoir défrayé la chronique en quittant la Vuelta l’an dernier sur un coup de tête alors qu’il aspirait au podium à un jour de l’arrivée à Madrid, Lopez a depuis quitté les rangs de l’équipe Movistar pour rejoindre Astana. Troisième de la Vuelta en 2018 et cinquième en 2019, le grimpeur colombien a le potentiel pour franchir enfin le pas cette année. Il s’était même fixé cet objectif après avoir été contraint à l’abandon sur le Giro. Après une prometteuse troisième place au Tour de Burgos début août, sa préparation été récemment été contrariée en raison d’une suspension de la part de son équipe après une interpellation de la police espagnole dans le cadre d’une affaire de dopage. Depuis, les choses se sont arrangées mais il n’est pas dit que cette affaire ne l’a pas perturbé.

⭐️Enric Mas (ESP, Movistar)

Obligé de quitter le Tour en raison d’un test positif au Covid, l’Espagnol de l’équipe Movistar débarque sur la Vuelta avec la volonté d’oublier un mois de juillet où il a été également loin des attentes sportives placées en lui. Deuxième en 2018 et encore l’an dernier, Mas se trouve un peu dans l’obligation de se lancer dans une séance de rattrapage sur ce Tour d’Espagne qui peut parfaitement lui convenir. Accompagné d’Alejandro Valverde, dont ce sera la dernière participation à l’épreuve de sa carrière, Mas aura également à coeur d’aller faire de son mieux afin de récupérer de précieux points UCI pour son équipe Movistar, qui joue gros sur ce Tour d’Espagne afin d’éviter une éventuelle relégation en deuxième division.

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