Alors qu’elle a compté jusqu’à 17 points d’avance sur le parquet de Milan, Monaco n’a pas su tenir le score et s’est incliné ce vendredi, 79-71. La Roca Team manque l’occasion de prendre seul les commandes de l’Euroligue.

Convalescent, touché par la grippe, l’entraîneur italien Ettore Messina a dû finir la soirée en hurlant devant son écran, haranguant les siens et accompagnant peut-être les chants d’un Médiolanum Forum devenu un chaudron après avoir passé la moitié de la soirée dans un silence de cathédrale.

Un début de match au ralenti

En perdition depuis le début de saison et une série de neuf défaites, diminué par les blessures (Shields, Pangos, Datome…), son équipe de Milan a confirmé le sursaut entrevu à Belgrade contre l’Étoile Rouge (71-67, premier succès en Euroligue depuis le 20 octobre), en éparpillant Monaco (79-71) lors d’une fin de match enflammée. Mike James, auteur d’une partie contrastée, entre hyperactivité (24 points, 4 rebonds, 5 passes, 8 fautes provoquées), maladresse (2/10 à 3 points) et prises de risques tantôt payantes, tantôt inconsidérées (5 balles perdues), pensait avoir mis les siens à l’abri après deux shoots de très haut niveau.

Monaco, qui avait compté 17 points d’avance (56-39, 25e), conservait un solide matelas (70-58) à 4 minutes du gong. Les hommes de Sasa Obradovic ont alors subi la furie de Milanais comme possédés après une première partie de rencontre sous le signe de la frustration. On ne reconnaissait pas ses joueurs de grande classe, qui manquaient des lay-ups seuls en contre-attaque (Nicolo Melli), expédiaient des ballons en tribune (Devon Hall) ou cafouillaient leurs fondamentaux.

1-21

Monaco a terminé le match sur un score de 1-21, permettant à Milan de finalement l’emporter (79-71).

Ils ont fini la soirée sur un 21 à 1, faisant entrer en éruption leurs supporters jusqu’ici sevrés de victoire à domicile, quand Billy Baron, le match encore dans la balance (72-70 pour les locaux), s’élevait devant Jaron Blossomgame à 40 secondes du terme, à dix mètres de la cible, pour un tir à 3 points d’anthologie.

L’expulsion de Hines a tout changé

Grand homme de la soirée (23 unités, 6/10 à 3 points) avec l’intérieur Brandon Davies (14 points, 5 fautes provoquées), l’arrière Billy Baron avait sonné la révolte au buzzer du troisième quart sur une flèche lointaine après deux ratés de Mike James aux lancers francs. Et voilà que Milan, qui aurait pu être repoussé à – 16, se rapprochait à 51-62 avant le money time. Le match venait de changer de camp. Un instant décisif provoqué par le coup de colère et l’expulsion (volontaire ?) pour deux fautes techniques de Kyle Hines.

« L’atmosphère a changé quand Hines a été expulsé. Il a réveillé la salle et ses coéquipiers »

Yakuba Ouattara, arrière de Monaco

Le pivot milanais (6 points, 5 rebonds en 12 minutes), légende d’une Euroligue qu’il a remportée à quatre reprises, trois fois meilleur défenseur de l’épreuve, a quitté les siens mais créé les conditions de leur come-back. « Il y a beaucoup de frustration car on avait ce match en main, soulignait Yakuba Ouattara. L’atmosphère a changé quand Hines a été expulsé. Il a réveillé la salle et ses coéquipiers. C’est devenu un autre match et cela a eu son effet sur nous. »

« On a perdu notre calme et notre maîtrise, d’abord en attaque, puis en défense (28 points encaissés en dernier quart). Bravo à Milan pour cette surprenante victoire », concédait Sasa Obradovic,l’entraîneur monégasque.

Ce résultat et son scénario disent autant l’urgence qui habitait Milan, candidat au Final Four qui végète au fond du classement, que celle en train de s’insinuer du côté du Rocher, où la baisse de régime entrevue au Portel se confirme. Vaincus (81-89), les Monégasques avaient entamé la partie en encaissant un 20-0 des mains nordistes.

Hier leur domination au rebond offensif (22 prises), et les 27 points cumulés de James et Okobo en première mi-temps auraient dû suffire. Au lieu de cela, Monaco a raté l’occasion d’être seul en tête de l’Euroligue (Barcelone ayant perdu à Valence 83-84), et enregistré la perte de Jordan Loyd, blessé à une épaule une minute après son retour au jeu. La pression montera encore d’un cran la semaine prochaine avec un déplacement à Fos le 27 décembre, puis surtout, le 29, la venue en Principauté du Zalgiris Kaunas.

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