En tête à la pause contre l’Olympiakos pour son premier Final Four, l’AS Monaco s’est effondrée dans le troisième quart-temps (perdu 27 à 2) et échoue aux portes de la finale de l’Euroligue (62-76).

Grandes ouvertes à la pause (41-29), les portes de la finale de l’Euroligue ont claqué au nez des Monégasques vendredi dans la Zalgirio Arena de Kaunas. En dix minutes d’un troisième quart-temps cauchemardesque, l’Olympiakos a passé un 27-2 à la Roca Team pour mettre fin aux rêves de titre européen en Principauté (62-76). « On s’est tiré plein de balles dans le pied », a résumé le meneur Jordan Loyd au micro de Skweek.

Car Monaco a vendangé en quelques minutes les fruits d’une excellente première période. Une défense étouffante, menée par John Brown sur la star adverse Sasha Vezenkov, élu MVP de l’Euroligue jeudi. Pour son deuxième Final Four, sept ans après le premier avec Baskonia, Mike James a offert neuf points d’avance à la Roca Team en enchaînant deux paniers primés (18-11, 9e).

La déferlante grecque après la pause

Sortis au buzzer au même stade la saison passée par l’Anadolu Efes Istanbul, les Grecs ont refait leur retard une première fois, avec un panier facile de Vezenkov (19 points, 6 rebonds) et un dunk de Shaquielle McKissic après une perte de balle d’Elie Okobo (22-22, 12z). Mais Monaco a de nouveau écrasé l’accélérateur : un panier de James en isolation puis une flèche primée d’Elie Okobo ont refait le break (38-28, 18e).

Autant d’efforts évanouis dès la sortie de vestiaire. L’Olympiakos a retrouvé le jeu collectif léché qui l’avait propulsé à la première place de la saison régulière. Kostas Papanikolaou (15 points, 8 rebonds), vétéran déjà sacré en 2012 et 2012 avec son club de toujours, a marqué avec la faute et à trois points pour recoller. Puis, Vezenkov l’a imité pour offrir l’avantage au Pirée (41-43, 23e). Le temps-mort pris par Sasa Obradovic n’a pas arrêté la déferlante et à quelques secondes du buzzer, Giannoulis Larentzakis a assommé pour de bon la Roca Team. L’arrière grec a surpris Alpha Diallo en dégainant – et marquant – dix mètres (43-56, 30e).

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Monaco a inscrit un seul panier dans le troisième quart-temps, sur jeu rapide après une interception de Jordan Loyd qui a envoyé Elie Okobo au dunk.

En play-offs de Betclic Élite dès mercredi

Seul joueur français de l’effectif de Georgios Bartzokas, Moustapha Fall a apporté un bel écot (12 points, 4 rebonds) au réveil de l’Olympiakos. Le pivot international a profité de son duel face à Donta Hall, moins massif, pour lui dunker une fois (46-58, 31e) puis deux (53-65, 34e) sur la tête, en plus de signer quatre passes décisives. En face, ni Mike James (17 points mais 4 sur 14 aux tirs) ni Elie Okobo (17 points, 5 sur 13) n’ont réussi à lancer un vent de révolte.

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La défaite de Monaco confirme une statistique : aucun club n’a jamais réussi à décrocher la timbale dès son premier voyage au Final Four. Champion d’Europe en 1993, Limoges avait connu un échec en demi-finales trois ans plus tôt.

Le club du Pirée retrouvera le FC Barcelone ou le Real Madrid en finale pour tenter de décrocher un quatrième titre européen après 1997, 2012 et 2013. Monaco n’imitera pas Limoges, sacré en 1993 au bout de la seule finale jamais disputée par un club du Championnat de France. Les joueurs de Sasa Obradovic affronteront le perdant du « Clasico » pour la troisième place. Un match anecdotique avant de basculer, très vite, dans les play-offs de Betclic Élite avec la réception de Strasbourg dès mercredi.

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