L’avenir de la formation UAE Team Emirates de Tadej Pogacar serait-il en danger ? L’écurie émiratie du WolrdTour pourrait en effet être une victime collatérale de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les gouvernements occidentaux aimeraient accentuer la pression sur les Émirats arabes unis en leur imposant des sanctions, notamment pour avoir facilité le flux de personnel et d’argent russes pendant la guerre. Cette perspective pourrait notamment impacter l’équipe masculine UAE Team Emirates et l’équipe féminine UAE Team ADQ, possédées par des entreprises de l’État liées au gouvernement en place. Même interrogation pour l’UAE Tour, course WorldTour masculine – et pour la première fois féminine en 2023 – organisée aux Émirats arabes unis en février. “Il y a de sérieuses implications pour l’équipe et les autres”, a confirmé de manière anonyme à CyclingWeekly un ancien haut responsable de l’UCI.

“Un gros problème difficile à gérer pour l’UCI…”

“Le cyclisme a des équipes sponsorisées par les Émirats arabes unis et de l’argent provenant de sociétés sponsors, donc je pense que si les Émirats arabes unis doivent être spécifiquement sanctionnés pour leurs liens avec la Russie de Poutine, cela poserait des difficultés à l’UCI”, a poursuivi l’ancien fonctionnaire. “Que feraient-ils de l’équipe masculine UAE Team Emirates, l’une des équipes les mieux classées avec Pogacar, et l’une des équipes les mieux financées ? Il était relativement facile pour l’UCI de traiter avec la Russie, la Biélorussie et l’équipe Gazprom, etc… Mais une grande équipe comme UAE Team Emirates, et un événement WorldTour comme le Tour des Émirats arabes unis, sont des éléments assez importants au plus haut niveau du cyclisme professionnel masculin. Il y a là un gros problème qui sera difficile à gérer pour eux.”

La prise de décision de l’instance internatioanle pourrait être entravée par la présence d’Osama Ahmed Abdullah Al Shafar au sein du comité directeur de l’UCI, composé de 18 personnes. Ce responsable des fédérations asiatiques et émiriennes de cyclisme, qui siège également au Conseil national de la Fédération des Émirats arabes unis, serait en mesure d’intervenir pour empêcher toute sanction. “Osama Al Shafar aura certainement un impact sur ce dossier. J’imagine qu’il serait très désireux d’influencer le cours des choses. Ils vont faire pression sur les organismes internationaux pour qu’ils restent en dehors de ce genre de choses”, confirme l’ancien fonctionnaire anonyme. Un cas épineux à gérer pour l’UCI et son président David Lappartient, qui pourraient décider de s’aligner sur les décisions prises par le Comité International Olympique en cas de sanctions. Affaire à suivre…

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